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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 22:26

Marcher, c'est lâcher prise.
Méditer, c'est rompre son activité dans son quotidien.
Marcher lentement, c'est remettre en question le sens de la vie
 et la façon dont je marche à travers elle.

Méditer, c'est créer en soi une présence totale à son être essentiel,
 au monde et au sacré.

Marcher sur la terre qui nous accueille, c'est faire l'expérience du don de soi.
Méditer, c'est prendre le risque de mettre en relation notre être existentiel
avec notre être essentiel.

Marcher jusqu'au sommet de la montagne, c'est découvrir la lumière,
c'est aussi faire l'expérience de l'humilité quand, d'en haut,
nous apercevons le paysage infiniment petit, tout en bas.

Méditer, c'est trouver la lumière au plus profond de son être.
Marcher, c'est vivre un temps de passage entre l'aller et le retour.
Méditer, c'est faire silence.


Méditer et marcher, c'est mettre en mouvement sa capacité à se « transformer »
en se rafraîchissant, en se lavant la tête, le corps et le cœur.
C'est faire monter le meilleur de soi-même pour le partager
dans la rencontre avec l'autre.


Marcher et méditer sont deux voies complémentaires et
Pierre-Yves Brissiaud, auteur du livre « Marche et méditation : un chemin vers soi »
nous montre leur cohérence.
Son livre nous ouvre une piste pour aller vers nous-mêmes, vers l'autre et vers la vie...
et nous invite à faire le premier pas.


 

 



Aurore

 

 

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 10:59




Lâche tes acquits, tes planches de salut

Oublies ce que tu sais, tout ce que tu as lu

Sois ton corps, ton ouïe et ta vue

Ce qui hier était, déjà n’est plus

 


L’impression d’un monde de toi séparé,

L’illusion du moi, de sa continuité

Vient du voile de tes pensées

Ne vit pas dans la cécité

 


Le monde est insolite, inconnu

Prisonnier de ton rêve, tu ne le vois plus

Ce monde est éternellement mouvant

Il est neuf à chaque instant

 


Tu es seule avec cela

Qui ne se peut nommer, ne se peut dire

Ce qui palpite, ce qui respire

Qui se dévoile à chaque instant

 


« Vois » comme pour la première fois

L’unique, l’inexploré, l’immédiat

Le monde est là, dans son indicible éclat

Dans l’acte de voir, il n’est personne qui voit

 


Paix, Silence de l’éternel présent

De l’énergie créatrice en mouvement

« Vides toi et je t’emplirai »

L’immaculée conception est vivante réalité


Amanda

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 19:10

Après vous avoir exposé dans l'article "Une seule âme, une seule chair..."
 la vision du mariage selon Swâmi Prajnanpad,
 voici ce que Osho nous dit de l'amour et du mariage.

A tous ceux et celles qui se sentent emprisonnés...


 

 

 

 

« L'amour est comme un oiseau libre d'aller partout,
 le ciel tout entier est sa liberté.
 Vous pouvez attraper l'oiseau,
vous pouvez le mettre dans une belle cage dorée,
et l'on pourrait penser que c'est le même oiseau
que celui qui volait en liberté et qui avait le ciel tout à lui.
Ce n'est le même oiseau qu'en apparence,
 ce n'est pas lui, vous l'avez tué.
 Vous lui avez coupé les ailes.
 Vous lui avez pris son ciel.
 Et les oiseaux se fichent de votre or :
aussi précieuse soit-elle,

votre cage est une prison.

Et c'est ce que nous faisons de notre amour :
nous fabriquons des cages dorées.
Nous avons peur, parce que le ciel est immense,
 peur que l'oiseau ne revienne pas.
Pour le tenir sous contrôle, nous devons l'emprisonner.
 C'est ainsi que l'amour devient mariage.
L'amour est un oiseau qui vole :
le mariage est un oiseau dans une cage dorée.
Et l'oiseau, à coup sûr, ne pourra jamais vous pardonner.
 Vous avez détruit toute sa beauté, toute sa joie,
 toute sa liberté.
Les amoureux ont toujours peur.
 Ils ont peur parce que l'amour vient comme la brise.
Vous ne pouvez le créer, ce n'est pas quelque chose
que l'on fabrique - il vient.
Mais tout ce qui vient de lui-même peut aussi repartir
de lui-même ; c'est un corollaire naturel.
L'amour vient, et les fleurs s'épanouissent en vous,
les chansons vous montent dans le coeur, l'envie de danser...
 mais avec une peur cachée.
Que se passera-t-il si cette brise qui vous est venue,
 fraîche et parfumée, vous quitte demain ?...
 Car l'existence ne se limite pas à vous.
Et la brise n'est qu'une invitée :
elle restera chez vous aussi longtemps qu'elle en aura envie,
et elle pourra partir d'un moment à l'autre.
Ceci crée une peur chez les gens, et ils deviennent possessifs.

On devrait s'aimer, aimer intensément, aimer totalement,
et ne pas se soucier du lendemain.

Si l'existence a été si merveilleuse aujourd'hui,
 faites-lui confiance :
demain elle sera encore plus belle et plus merveilleuse.
 A mesure que grandit votre confiance,
 l'existence se montre de plus en plus généreuse à votre égard.
Elle déversera plus d'amour sur vous.
 Elle fera pleuvoir sur vous encore plus de fleurs
de joie et d'extase.
Aimez intensément, totalement, et vous ne penserez jamais
à créer d'asservissement, de contrat.
 Vous ne penserez jamais à rendre quelqu'un dépendant.
 Si vous aimez, vous ne serez jamais cruel au point de détruire
 la liberté de l'autre.
 Vous l'aiderez, vous élargirez son ciel.
C'est le seul critère de l'amour :
 il donne la liberté,
et il donne inconditionnellement ».


Ce texte illustre le quatrième critère :

« une confiance et une foi complètes en l'autre »

repris par Arnaud Desjardins pour qu'une relation de couple dure

et conduise au bonheur et à l'amour éternel.

La peur (de perdre) et la jalousie sont le poison de l'amour.


Nous ne sommes pas faits pour vivre en cage, mais pour vivre libres.

De même que le dauphin est fait pour fendre l'océan

- et non mijoter dans un aquarium -,

de même que l'oiseau est fait pour embrasser l'azur

- et non se morfondre dans une cage -,

l'homme est fait pour vivre libre et assumer ses désirs.

Pourtant, nous nous emprisonnons et emprisonnons l'autre dans une

multitude de liens, contraintes, obligations, dépendances, conformismes...

Parmi toutes ces attaches, celles qui nous ligotent le plus ne sont pas,

contrairement à ce que nous pensons, extérieures à nous.

Notre vraie prison est intérieure, émotionnelle et mentale.


Osho nous parle ici de l'amour conjugal mais on pourrait étendre cela

à toutes nos relations d'amour avec tous ceux qui nous entourent :

parents, enfants, amis, thérapeutes...


Nous devons nous libérer des liens horizontaux

de dépendance et d'attachement qui nous emprisonnent

pour retrouver notre verticalité (article à suivre)

et nous libérer de notre ego.


Le but de notre incarnation est d'arriver à la réalisation de soi.

Comment y arriver si nous nous enfermons

ou nous laissons enfermer dans une cage?

S'aimer inconditionnellement et aimer les autres inconditionnellement,

c'est se donner à soi-même et donner aux autres

l'occasion de se réaliser pleinement.


 

Aurore

qui vous invite à découvrir cette superbe vidéo sur l'amour


 

 



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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:07



L’homme qui voulait être heureux.

 



Par
Laurent Gounelle
 

(Edit.  Anne Carriére)



 
 


« Chacun de nous porte en lui une constellation de croyances »,
 découvre un jour Julian en vacances en Indonésie à Bali,
auprès d’un vieux sage.

Au fil d’un dialogue avec ce maître, le héros comprend que ces croyances conditionnent notre perception du monde,
notre relation aux autres et à nous-même.


Imaginé par un professionnel de la programmation neurolinguistique (PNL) et du coaching,
ce roman nous laisse entrevoir à quel point ce que l’on croit peut devenir réalité.

 

Avec L'homme qui voulait être heureux, c'est tout un monde de possibilités nouvelles qui s'ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l'on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d'être vraiment heureux.



Castor 


PS. Merci à Annette B. pour la recommandation du livre.


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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 14:27

Extraits libres d'un chapitre consacré au mariage dans le livre d'Arnaud Desjardins :

« Pour une vie réussie, un amour réussi ».

(chapitre rédigé sur base de l'enseignement qu'il a reçu de Swâmi Prajnanpad)

 

 

Le mariage est une union sacrée et pourtant, en Occident actuellement,
on se marie, on se sépare, on change de partenaire, on divorce avec beaucoup

de désinvolture et ceux qui restent ensemble ne sont pas pour autant heureux.
L'explication tient sans doute dans le fait que nous confondons

la fascination amoureuse, la passion qui illumine un instant l'existence

mais qui ne résiste pas aux années,

avec l' Amour.


Il y a cinq critères qui permettent de savoir

si deux êtres sont « faits l'un pour l'autre »

et si leur union les conduira au bonheur, à l'amour éternel

et non à la souffrance, aux brouilles, aux réconciliations, à ces amours agitées,

meurtries, douloureuses qui durent parce qu'on n'a pas le courage des les rompre

et qui n'apportent rien de ce à quoi aspire celui qui est engagé

sur le Chemin de la Sagesse, la paix, la sérénité, la stabilité intérieures,

la possibilité de s'épanouir et de communier véritablement.

Cette communion, qui est la culmination de l'amour ou du couple s'établit

au cours des années et conduit à un accomplissement qui n'est pas banal :


« une seule âme et une seule chair ».


La fascination amoureuse ne conduit jamais à cette véritable communion ;

elle engendre une illusion de non-dualité qui maintient la séparation.

Dans la mesure où cette non-dualité, cette véritable communion - un avec -

peut s'établir entre l'homme et la femme,

le mariage a été considéré comme une voie spirituelle,

autant que la voie monastique.

Une relation de couple durable est un chemin qui conduit à la purification

des émotions et à un effacement de l'ego.

C'est une voie vers la destruction du mental, manonasha,

et la purification du psychisme, chitta shuddhi.


Quels sont ces cinq critères ?


- Le sentiment d'être deux compagnons


Il y a quelqu'un à mes côtés qui me comprend, que je comprends,

avec qui j'aime échanger, avec qui j'aime partager, avec qui j'aime agir.

Je ne me sens jamais seul.

Cela suppose un langage commun, une profonde complicité et l'envie de croître,

grandir, s'épanouir ensemble, progresser ensemble sur la voie de la maturité,

de la plénitude, sans les émotions mesquines et infantiles de l'ego

qui viennent corrompre, amenuiser, rapetisser l'existence.

Notre conjoint doit être notre meilleur ami.

L'épouse doit pouvoir jouer pour l'homme tous les rôles qu'une femme peut jouer

pour un homme ; et le mari doit pouvoir jouer pour sa femme tous les rôles

qu'un homme peut jouer pour une femme.

Alors, l'homme - ou la femme - se sent comblé et n'éprouve pas la nostalgie

de trouver ailleurs ce qui ne lui manque plus.


- L'aisance


C'est le fait que les choses soient faciles, aisées.

On se sent parfaitement bien ensemble, on ne souffre pas

mais on ne tombe pas pour autant dans la monotonie et la routine.

Pas de drames, pas de tragédie, pas de malentendus : tout se déroule facilement.

Dès qu'on est ensemble, tout se dénoue, tout s'arrange, tout se passe bien.


- Deux natures qui ne soient pas trop différentes


L'autre est un autre ; il y aura toujours une différence mais si les natures de chacun

sont trop différentes, aucune vie commune ne sera possible

et l'amour sera battu en brèche par la réalité.

La fascination amoureuse ignore superbement l'incompatibilité de deux natures.

On croit de bonne foi s'aimer mais il n'y a pas de possibilité d'une véritable entente.

La complémentarité de l'homme et de la femme repose sur la différence

mais elle repose aussi sur la possibilité

d'association, d'imbrication, de complicité.


- Une confiance, une foi complètes en l'autre


Tant qu'il y a peur, il n'y a pas confiance et donc, aucun amour durable,

susceptible de croître, de s'épanouir n'est possible.

Nous avons tous, consciemment ou inconsciemment, des blessures de trahison

qu'il nous faut dépasser car le mariage ne peut pas être une voie spirituelle

vers la sagesse si cette confiance et cette foi n'existent pas.

La jalousie est le poison de l'amour.

Il faut que les partenaires ne soient plus totalement infantiles, aient une certaine

compréhension de leurs propres mécanismes et décident d'être plus adultes.


- Une forte impulsion spontanée à rendre l'autre heureux


C'est moins simple que cela en a l'air et exige aussi une approche adulte du couple.

Trouver son bonheur dans le bonheur de l'autre,

c'est apprendre à donner à l'autre ce qui lui est nécessaire,

ce qu'il attend pour être heureux.

Si vous donnez mais que l'autre n'a pas reçu, c'est comme si vous n'aviez pas donné.

Donner, ce n'est pas donner ce que nous avons envie de donner au partenaire

tel que nous voulons qu'il soit mais au partenaire tel qu'il est et tel que

nous avons à apprendre à le voir, à le comprendre, à le ressentir.

Cette envie de rendre l'autre heureux ne se fabrique pas artificiellement,

elle est là ou elle n'est pas là.


Un être a besoin de respirer à chaque minute

et il a besoin de respirer l'amour tous les jours.


Si ces cinq critères sont réunis, tous les autres en découlent,

y compris l'entente sexuelle.


Il existe deux types d'attraction sexuelle :


- l'attraction sexuelle immédiate, de surface, fondée sur les attributs érotiques

purement physiques et qui ne conduira jamais qu'à une sexualité limitée.


- une autre attraction qui ne cessera de grandir et qui peut conduire à des sommets

de vie érotique, qui est basée justement sur la satisfaction

des cinq critères cités ci-dessus.


Cette attirance vient de la profondeur de l'être et non plus seulement

de la fascination de surface.

Elle conduira aisément à la fidélité.


Sauf rares exceptions, un couple durable ne peut unir

que deux être humains suffisamment adultes.


Car pour « faire », dans quelque domaine que ce soit, il faut « être ».


Une des grandes illusions de l'être humain est de tenter de changer

sa manière de faire sans changer son être.


Pour changer son être, il faut d'abord comprendre et se comprendre.

"Vous ne changerez pas ce que vous n'avez pas vu, ce que vous ne connaissez pas

et que vous n'avez pas compris."

Autrement dit, un commencement de maturité sur la Voie,

un commencement de sagesse, un peu moins d'infantilisme,

un peu moins de vulnérabilité émotionnelle sont nécessaires

pour réussir une vie à deux.

Celui qui veut rencontrer l'amour, le vrai, celui qui dure, doit comprendre que

la première démarche c'est de changer suffisamment

pour être digne de cette rencontre.

Il faut se préparer, se libérer des comportements mécaniques,

si on ne veut pas aller d'échec en échec.


La relation de couple, vue sous cet angle est donc un « Chemin »

qui mène à la plénitude, à l'Amour et qui permet non seulement

de « croître ensemble »

mais aussi de croître ensemble dans la relation avec les autres.

C'est donc une Voie spirituelle équivalente à la Voie monastique...


A méditer !!!


Cet article n'est qu'un bref résumé d'un chapitre de 35 pages.

Chaque chapitre mériterait un article tant tout ce qui est dit est intéressant.

Je ne peux que vous conseiller vivement la lecture de ce livre.

J'ai choisi le chapitre qui parle du mariage car,

de par mes formations en développement personnel, je suis amenée à fréquenter

de nombreuses personnes qui sont divorcées ou malheureuses en couple,

et que d'autre part, lorsque j'ai quitté mon mari, une petite voix me disait au fond de moi

qu'il devait exister une autre façon d'aimer.

Mes recherches m'ont amenée assez rapidement à la conclusion qu'en donnant une

dimension spirituelle au couple, on pouvait vivre une relation beaucoup

plus épanouissante où chacun des partenaires

(à condition que chacun ait "changé" et retrouvé son unité)

pouvait s'élever (et non tomber) dans la relation

et qu'alors la relation conduisait à la croissance mutuelle et la création.


Ce livre m'a apporté la certitude que ce que je souhaitais,

espérais vivre était possible et que mon rêve pouvait devenir réalité

mais en plus que

c'est la Voie du Bonheur.


« Amour est synonyme de Brahman, amour est synonyme d'Atman,

amour est synonyme d'Eveil, amour est synonyme de Sagesse,

amour est synonyme de Libération ».


 

 


"Ils ne seront plus qu'une seule âme et une seule chair"

"Et maintenant je ne sais plus si elle est une femme
et si je suis un homme ou
 si je suis une femme et si elle est un homme.
 De cela seulement je me souviens :
 il y avait deux âmes, l'amour vint, il n'y en eut plus qu'une."
(Parole indienne)


Aurore

 


 

 

 

 

 

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 22:55


Réveiller nos sens :

le touché.

 

L'homme est un système complexe de communication. L'interaction avec les autres et avec l'environnement passe par les sens.

La division classique des sens est :

· La vue
· l'ouïe
· l'odorat
· le goûter
· et le toucher

De tous ces sens, quel est le plus important ? La réponse est déjà sur toutes les lèvres...
De tous les sens, le plus important
est
le toucher.

 

 


La participation tactile

Suis-je séparé du monde ?

 Y a-t-il moi, d'une part, et le  monde,d'autre part ?
La réalité est elle à l'extérieur de moi ?

Si je n'avais que la vue pour me permettre de répondre à ces questions, je croirais sans doute que le monde est en dehors de moi. Et je m'identifierais à mon point de vue. C'est, du reste, ce que font le plus souvent les personnes qui valorisent l'expérience visuelle.


Dans la grille des sens, l'œil m'informe sur ce qui est distant. L'observateur reste à l'extérieur. Alors que je suis à l'intérieur, si je puis dire, de ce que j'entends.
 

Ce que je perçois par l'ouïe me touche à l'intérieur. J'ai dit : ''me touche''. L'expérience auditive est en effet de même nature que l'expérience tactile. 
Les vibrations sonores me touchent à l'intérieur de l'oreille. Il n'y a rien de plus intime.

Au lieu de regarder à distance, je saisis par exemple une fleur. Il y a entre nous un contact étroit. Elle devient comme une partie de moi. Je la touche.  Elle me touche. Je la sens. Je puis aussi la manger...  La participation par l'odorat et le goûter nous ramène aux structures les plus archaïques de l'homme. 
De même que le toucher : cette fleur fait partie de moi, de mon espace. 
De tous les sens, le toucher est le plus complexe :

  • il est passif : je suis touché;
  • il est actif : je touche.


Le sens du toucher est le premier à se développer chez l'embryon humain.

Paul VALÉRY disait que ''la peau est ce qu'il y a de plus profond en nous''  .

La perception par le toucher a une résonance profonde.
La peau est de loin l'ensemble d'organes le plus important du corps.  Un être humain peut vivre aveugle, sourd, manquer totalement du sens du goûter et de l'odorat; mais il ne saurait survivre un instant sans les fonctions assurées par la peau.

La peau est le premier-né de nos organes. C'est aussi notre premier mode de communication.
La peau est, après le cerveau, l'ensemble d'organes le plus important. La surface de la peau comporte un nombre inimaginable de récepteurs sensoriels qui reçoivent les stimuli de chaleur, de froid, de contact, de douleur...  Mais le sens du toucher comprend aussi d'autres expériences que celles transmises par la peau.

Il y a bien sûr la sensation de danger. On peut s'offrir ici une forte stimulation pour ainsi dire sans risque. Mais le plaisir vient aussi et surtout de la joie d'une participation en profondeur à travers le toucher. Plus précisément à travers les sens inconscients qui sont rattachés au toucher.

À la fois conscient et inconscient, le toucher recouvre le sens musculaire : cette sensibilité particulière des muscles qui permet de percevoir le mouvement exécuté, l'effort, la situation occupée à chaque instant par les membres; il recouvre aussi ce qu'on appelle en communication le sixième sens, le sens interne ou encore le sens viscéral - sensations de faim, de fatigue, de plaisirs sexuels; il recouvre enfin le sens de l'équilibre qui signale la position de la tête dans l'espace - logé dans l'oreille interne, le sens de l'équilibre contrôle, si le mouvement est actif, ou compense, si le mouvement est passif.

Il n'y a pas de participation plus profonde chez l'être humain que celle qui passe par le toucher et qui, en particulier, fait appel au sens musculaire, au sens viscéral et au sens de l'équilibre.

visuels et audio-tactiles

On parle de visuels et d'audio-tactiles
 selon qu'il s'agit de personnes qui mettent l'accent sur la démarche qui découle de la perception visuelle ou de celle qui découle de la perception audio-tactile.

Il s'agit bien ici de la démarche qui découle d'un type ou l'autre de perception. 

° Un visuel, dans le présent contexte, est un être qui demeure à peu près toujours, ou de préférence, en dehors de ce qu'il observe.
Il adopte un point de vue 
- comme l'œil adopte toujours un point de vue.  Pour lui, la réalité se conçoit comme un objet à l'extérieur de lui-même. Il est distant - comme l'œil. Il participe peu.

° Alors que l'audio-tactile participe davantage. Il vit les événements de l'intérieur.

Le primitif, par exemple, qui est audio-tactile, n'a pas un point de vue sur la forêt, mais il en participe : il se sent rattaché à son environnement qu'il ne perçoit pas à l'extérieur de lui;
c'est au contraire lui-même qu'il perçoit à l'intérieur de l'environnement.


Comme on perçoit le monde, on pense, on agit, on vit.


On prend souvent pour acquis que tout le monde perçoit le même univers et que, par conséquent, tout le monde vit dans le même univers.  Mais personne ne perçoit le monde de la même façon.   Chacun en a une perception particulière.
Et, dans une large mesure, cette perception du monde détermine l'attitude dans la vie, détermine le comportement
.


Marshall McLUHAN et l'anthropologue Edmund CARPENTER ont beaucoup parlé de la difficulté, de l'impossibilité même, pour des visuels et des audio-tactiles de se comprendre :
ils perçoivent la réalité d'une façon absolument opposée.

- Bien qu'il n'y ait pas de type pur.

Pour les visuels, la réalité est surtout à l'extérieur;
pour les audio-tactiles, elle est surtout à l'intérieur.


Certaines civilisations sont davantage audio-tactiles :

Par exemple, les Inuits.
Pour eux, la réalité est à l'intérieur des êtres et des choses.  Alors que la civilisation occidentale est encore surtout visuelle. Pour nous, la réalité est à l'extérieur : dans l'objet en dehors de soi qu'il faut conquérir.

Mais ce que je dis de notre civilisation n'est pas tout à fait exact. Il y aurait eu, à un moment, un déplacement d'accent.
En particulier avec la génération de Woodstock, l'Occident aurait commencé à devenir moins visuel et davantage audio-tactile.

Si je ne touche pas, si je ne suis pas touché, je ne perçois pas de l'intérieur, je ne vois pas vraiment.


On peux imaginer un déplacement  d’état d’esprit d’une génération à l’autre concernant le rapport à l’extérieur à soi :
qu’une démarche découlant de la perception visuelle du monde typique occidentale, perception qui favorise la logique, la pensée linéaire, la hiérarchie, passerait à une démarche découlant de la perception audio-tactile, qui favorise plutôt l'approche globale, la pensée analogique et l'intuition.


Nous nous retrouvons, une fois encore, devant l'opposition entre les valeurs qui se rattachent aux deux hémisphères du cerveau.   
L'hémisphère masculin correspond plutôt à la démarche qui découle de la perception visuelle; l'hémisphère féminin, à celle qui découle de la perception audio-tactile.  
Il est bien évident que chacun d'entre nous, quel que soit son sexe, participe des deux principes : la différence entre une démarche et l'autre est une question d'accent.
Toutefois, sans pousser trop loin la généralisation, on peut dire, à propos de l'opposition et de la complémentarité du masculin et du féminin, que le masculin adopte souvent l'attitude qui découle de la perception visuelle; l'objet de ses intérêts se trouve à l'extérieur; alors que le féminin adopte souvent l'attitude qui découle de la perception audio-tactile : tourné vers l'intérieur. (L'homme est surtout stimulé par la vue; la femme l'est davantage par l'oreille et le toucher.)


On pourrait se représenter le couple de la façon suivante :
l'homme désire la femme pour l'atteindre, elle; la femme désire l'homme comme moyen de s'atteindre elle-même.
Pour les deux, l'objet du désir est la femme qui, dans le couple, est le centre.

Les jeunes, en devenant davantage audio-tactiles, se trouvent à mettre ainsi l'accent sur les valeurs qui découlent du principe féminin, en particulier les valeurs de fraternité, d'entraide, de communauté; autrement dit, les valeurs tribales qui sont essentiellement audio-tactiles.

 

 

 

retrouver son corps par le toucher

Nous sommes souvent étrangers à nous-mêmes. 
 
Or, ''l'éveil de la conscience de soi, nous dit l'anthropologue Ashley Montagu, est en grande partie une question d'expérience tactile.''

L'importance du toucher pour l'homme est infiniment plus grande qu'on ne veut le croire.

 De nombreuses études ont démontré que la peau est un organe déterminant dans le développement du comportement humain - la peau et l'expérience tactile en général. Le besoin de sensation tactile est un besoin organique fondamental.                       .

Prendre conscience de son corps passe nécessairement par l'expérience tactile. Moins je sens mon corps et plus j'ai de mal à me reconnaître en tant qu'individu distinct.
Le perte d'identité de l'être vient souvent de ce que le psychisme est en contradiction avec les muscles, avec les sensations, avec la peau.

Utiliser une façade ou adopter un rôle pour parvenir à l'identité dénote une scission entre le moi et le corps.                                                                                                Il faut harmoniser le corps et l'esprit.

L'identité même de l'être passe nécessairement par l'expérience tactile
.

 

atteindre l'Esprit... par le toucher

Pour la Pensée traditionnelle, l'être se définit à trois niveaux :

·         physique

·         psychique

·         et spirituel


La tradition attache une très grande importance à l'interaction de ces trois plans.
 Il n'est pratiquement pas possible pour l'être humain d'atteindre directement le plan spirituel en pleine conscience.
Il lui faut passer par les deux autres plans.

Le plan physique est celui du corps.
 
En Occident, on a longtemps négligé le corps qui était associé au Mal.
Notre époque redécouvre l'importance du corps en renouant avec la pensée orientale.
En Orient, la tradition accorde une importance considérable au corps, comme en témoigne le hatha yoga, qui est la voie qui passe par la maîtrise du corps, et le pranayama, la voie qui passe par la maîtrise de la respiration... Ou encore, le taï-chi, gymnastique totale chinoise...

L'attention au corps, l'attention entièrement dirigée sur le corps dans son expression tactile, constitue même un des exercices sur la voie de l'illumination.

 

 

                     (Merci à Carrefour Individus)


                  Castor

 

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 18:52

Mais rien
...

d'autre
que
l'Amour !






Castor

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 09:02


Voici une lecture indispensable pour la compréhension primordiale de la notion d'Eveil et de Bonheur dans le Bouddhisme;

 «  Le Soutra du cœur »

Clef majeure pour accéder à la Voie de l’Eveil et celui du Bonheur.

 

La nature ‘innée’ du Bouddha, ce 'nirvana naturel' existe en chacun de nous.

Il est à nous de ‘combattre’ et d’éliminer les éléments polluants de l’ego qui nous dévient de notre moi  pour accéder à l’éveil …

 

Clin d'oeil à Aurore pour son préliminaire (Bouddhisme) alors que je me fonds avec passion depuis quelques temps dans  la lecture du 'Soutra du coeur' recommandé par Nine.  Merci à toi pour cette découverte et celle du livre du Dalaï-lama,  "Leçon de sagesse, Le soutra du coeur".

Merci 

Le soutra du cœur


 

Le soutra du cœur est le plus court et le plus populaire des Soutras.

Il est récité quotidiennement dans les temples et monastères de Chine, du Japon et du Tibet. 
Ecrit en seulement 260 caractères chinois, il est aussi profond, riche et complexe qu’il est court.

Bien qu’âgé de plus de 2.500 ans, ce texte important s’adresse à notre époque avec la fraîcheur d’une sagesse incomparable. 
D’après ce Soutra, les gens souffrent de leur conception erronée de la vie. 
Il nous enseigne donc les vraies conditions de la vie et nous encourage à profiter de la vie en les pratiquant. 
Il comble le fossé entre nos cœurs et nos esprits en reliant
‘connais-toi toi même' et  'sois toi même'. 
                                                          
Ce soutra propose une vision du monde qui complète parfaitement
notre psychologie contemporaine.

                                                                                                                                          

Un soutra fondamental.

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Le Bodhisattva Avalokiteshvara, étant parvenu à la parfaite Sagesse Suprême, vit que les agrégats, avec lesquels nous essayons de comprendre le Monde où nous vivons,
sont artificiels et n'ont pas d'existence propre;

Ce sont ces artifices, pris pour la réalité,
qui sont causes de l'amertume et de la souffrance de tous les Hommes
.

Extrait.

Ô disciple, la forme n'est pas différente du Vide, ni le Vide de la forme. La forme est Vacuité; la Vacuité est forme. Il en va de même pour les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience.

Ô disciple, toutes les choses dans ce monde se résolvent dans la Vacuité, elles ne viennent pas à l'Être, elles ne cessent pas d'Être, elles ne sont ni altérées, ni immaculées, elles n'augmentent ni ne diminuent. Ainsi, dans la Vacuité, il n'y a pas de forme, pas de sensation,
Pas de perception, de formation mentale, ni de conscience. Pas d'yeux, pas d'oreille, pas de nez, de langue, de corps ni de mental.
Pas de forme, pas de son, pas d'odeur, de goût, de toucher, ni de pensée.
Pas non plus de conscience de ces choses depuis l'oeil jusqu'à la conscience mentale.
En soi seul, il n'y a ni interdiction, ni permission, ni aucun des douze chaînons, ni mort, ni vieillissement, ni souffrance, ni cause de souffrance, ni science, ni savoir
.

C'est en raison de cette Vacuité non-dualisante, ni artificielle,
que les Bouddhas, s'appuyant sur cette Sagesse Suprême,
sont libérés des obstacles du mental.
Comme ils sont libérés de ces attachements mentaux,
ils n'ont ni voile, ni crainte.

Ils sont libérés de toutes les perturbations et de toutes les illusions et à la fin parviennent à l'Éveil parfait.
C'est en appliquant la quintessence de cette Sagesse Suprême que tous les Réalisés des trois Temps réalisent l'Illumination Ultime.


 

 


Ainsi, les vrais disciples du Bouddha demeurent résolus et imperturbables.

  Les perturbations mentales, toutes adversités ne doivent pas troubler l’esprit.  Celles-ci sont par nature relatives et subjectives. 
Ce sont nos propres attitudes et perceptions qui sont ainsi à l’origine des diverses manières dont nous vivons une situation donnée. 
Nos attitudes reflètent nos pensées et nos émotions,  elles puisent leur énergie à deux sources principales, l’attraction ou la répulsion. 
Ces états psychiques sont notre véritable ennemi.
(Les pollutions mentales peuvent être éliminées par la pratique des puissants antidotes que sont les enseignements et la mise en application de leurs forces contraires.) 
                                                                                             
C’est précisément en comprenant la vacuité, en percevant clairement la nature vide de tous les phénomènes, y compris de nous-même,
que nous pouvons nous libérer des émotions négatives et ainsi de la production de karma non vertueux et du pouvoir  de l’ennemi intérieur .
 
Au moment où nous commençons à développer notre perception de la nature vide du soi et de toute réalité, se met en marche le processus par lequel nous desserrons l’étreinte de notre perception basé sur l’ignorance. 
 
Nos perceptions ne sont pas le reflet exact de la réalité objective. 
Les projections effectuées sur les objets leurs substituent une qualité qui donnent lieu à une réaction émotionnelle. 
Les objets n’ont aucune réalité intrinsèque pouvant justifier l’attribution d’une quelconque étiquette purement subjective. 
Ce que nous percevons des phénomènes sont fonction de notre esprit.                                                                                                         
Nous voyons donc que Ignorance et Perturbation sont reconnues comme les véritables origines de la souffrance et leurs effets comme la véritable souffrance. 
La perception de la vacuité est la véritable voie.
(Ne pas confondre la vacuité d’existence intrinsèque avec une simple non-existence ;
Vacuité signifie  simplement que les choses ne possèdent pas la substantialité que dans notre naïveté nous leur attribuons.)                                                                                 


Partez donc sur la Voie de la Sagesse Suprême avec le grand Verbe d'Incantation, ce Mantra Ultime ! Mantra suscitant la Connaissance, mantra incomparable, insurpassé, développant la faculté de mettre fin à toutes souffrances dans la Vérité sans faille.

C'est pourquoi ce mantra qui ouvre la Voie de la Sagesse Suprême
doit être prononcé ainsi:

"Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha"


« Allez, allez, allez au-delà, allez complètement au-delà, soyez enraciné dans la terre de
l’Eveil. ». 
Métaphoriquement : « Allez sur l’autre rive », c’est-à-dire abandonnez cette rive du samsara, l’existence non éveillée, qui a été votre univers depuis des temps sans commencement, et atteignez l’autre rive, celle du nirvana ultime et de la libération complète.


(Sa sainteté Le Dalaï-Lama,
Leçons de sagesse, Le Soutra du cœur.  P 143).

 

 


Le texte
        

 

Alors qu’il méditait profondément,

Vit la vacuité des cinq skandhas

Et coupa les liens qui le faisaient souffrir.

Ici donc,

La forme n’est rien d’autre que la vacuité,

La vacuité n’est rien d’autre que la forme.

La forme n’est que vacuité,

La vacuité n’est que forme.

Sensation, pensée et choix,

La conscience elle-même,

Sont identiques à cela.

Toutes les choses sont le vide premier

Qui n’est pas né ni détruit,

Ni taché ni pur,

Pas plus qu’il ne croît ou ne décroît.

Ainsi, dans le vide, il n’y a ni forme,

Ni sensation, pensée ou choix,

Ni non plus de conscience.

Ni œil, oreille, nez, langue, corps, esprit;

Ni couleur, son, odeur, saveur, toucher,

Ni rien que l’esprit puisse saisir,

Ni même acte de sentir.

Ni ignorance, ni fin de celle-ci,

Ni rien de ce qui vient de l’ignorance,

Ni déclin, ni mort,

Ni fin de ceux-ci.

Il n’y a pas non plus de douleur, ni de cause de douleur,

Ni cessation de la douleur, ni noble chemin

Menant hors de la douleur ;

Ni même sagesse à atteindre !

L’atteinte aussi est vacuité.

Sachez donc que le Bodhisattva

Ne s’attachant à rien qui soit,

Mais demeurant dans la sagesse Prajña

Est libéré d’obstacles illusoires

Débarrassé de la peur nourrie par ceux-ci,

Et atteint l’éclatant Nirv?na.

Tous les Bouddhas du passé et du présent,

Bouddhas du temps futur,

Utilisant cette sagesse Prajña,

Arrivent à une vision complète et parfaite.

Écoutez donc le grand dharani,

Le radieux mantra, sans égal,

La Prajñaparamita,

Dont les mots apaisent toute souffrance ;

Écoutez et croyez en sa vérité !

Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha (aller, aller, aller au-delà, au-delà du par delà, vers la rive de l'Eveil)

Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha (idem)


A lire; 

 "Leçon de Sagesse, Le soutra du coeur"
Sa Sainteté Le dalaï-lama
                            (Plon)                          
  

 

Castor




PS.  Sa sainteté Le Dalaï-lama dans la tradition Bouddhiste insiste :
... il n'est pas indispensable de suivre une religion ou une croyance particuliéres
 pour trouver le véritable bonheur. 


Sachons-le !


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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 11:26



"Il y a plus de larmes versées sur la terre
qu'il n'y a d'eau dans l'océan".

Bouddha


Et pourtant le but de notre incarnation est  d'être heureux.
Tous les gurus et les maîtres spirituels sont unanimes :
 le but de la "Voie" est d'arriver au Bonheur.
Alors, pourquoi nous complaisons-nous dans la souffrance ?
Ecoutons Thich Nath Hanh nous parler des "quatre nobles vérités",
 fondement du Bouddhisme.



Nobles vérités
envoyé par supervielle


Ce que nous propose la "Voie" ou le "Chemin",
c'est de sortir de cette souffrance vraiment, complètement pour être enfin
 heureux.
Mais notre ego résiste car si nous sommes vraiment heureux,
 il aura disparu !


Aurore





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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 21:31

Le sapin et le pommier



Un jour d'automne, un pommier, mécontent de son sort,
 confia sa déception au "pomiculteur".
La nature avait été injuste envers lui en lui donnant une apparence toute difforme,
 alors que le magnifique sapin qui s'élançait à ses côtés faisait l'envie
de tous les hommes qui, d'années en années, ne cessaient de le décorer
 de magnifiques étoiles illuminées.

Le "pomiculteur" repris alors: "Tu es difforme, c'est vrai.
Mais souviens-toi que tu es un arbre greffé dès ton jeune âge et
que tu rappelles à l'homme qu'il est lui aussi un peuple déformé
par ses fautes et ses faiblesses,
mais capable aussi de donner de bons fruits.

Tu es émondé, c'est vrai aussi, mais c'est pour que tes fruits
n'en soient que plus magnifiques".


Et, parlant de ses fruits, le vieux "pomiculteur" tira une belle pomme du pommier,
sortit son couteau et d'un trait horizontal, la coupa en deux parties égales.
Il montra les deux moitiés au pommier et
pointant avec son couteau l'étoile formée au milieu par les pépins,
il lui dit :

"Tu vois, le sapin a les étoiles qu'on lui ajoute,
mais toi c'est au milieu de toi que tu as tes étoiles.


C'est dans ton cœur même qu'est ta beauté !"

(Auteur inconnu)

 

Ce joli conte nous rappelle notre origine de poussières d'étoiles...

Donnons-nous la peine de regarder au-delà des apparences et des masques


car nous sommes tous beaux à l'intérieur.

 

Aurore

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Présentation

  • : Rêve d'envol
  • Rêve d'envol
  • : Castor, Aurore, Amanda ( et d'autres...) vous invitent à partager le fruit de leurs réflexions, de leurs remises en question et de leurs lectures, tout ce qui les aide à progresser sur leur chemin de vie. Tous les sujets traités se recoupent dans une certaine logique. Leur but est l'expression communicative et le partage dans une ouverture d'esprit totale.

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Eternelle quiétude





Il a déjà été dit que la quiétude est le langage de Dieu et que toute interprétation autre était fausse. C'est en fait un terme pouvant remplacer celui de paix. Quand nous devenons conscient de la quiétude dans notre vie, nous sommes reliés à la dimension intemporelle et sans forme en nous, à ce qui est au-delà de la pensée, au-delà de l'ego.


Il peut s'agir de la quiétude où baigne le monde de la nature ou de la quiétude dans votre chambre aux petites heures du matin, ou encore du silence entre les mots. La quiétude n'a pas de forme. C'est pour cette raison que nous ne pouvons en devenir conscient par la pensée, puisque la pensée est forme.


Quand on est conscient de la quiétude, c'est qu'on est quiet. Et être quiet, c'est être conscient sans pensée. Vous n'êtes jamais plus essentiellement, plus profondément vous-même que lorsque vous êtes dans cet état. En fait, vous êtes qui vous étiez avant de prendre cette forme physique et mentale, que l'on appelle une personne. Vous êtes aussi qui vous serez une fois que la forme se sera dissoute.


Lorsque vous êtes dans la quiétude, vous êtes qui vous êtes au-delà de votre existence temporelle, c'est-à-dire vous êtes la conscience sans forme, non conditionnée et éternelle.


Eckhart Tolle

 



Archives


Dieu est en vous


Dieu est en vous, lumineux, resplendissant,


éblouissant de la splendeur d'un million de soleils.


Dans la vérité essentielle de votre existence,


ici et maintenant.


L'électricité peut être coupée,


la bougie peut s'éteindre,


vous pouvez être dans l'obscurité totale,


pourtant vous savez que vous êtes là.


Par quelle lumière percevez-vous votre présence ?


Par la lumière de la Conscience.


Cette lumière est Présence de Dieu en vous.


(Swami Chidananda)






La Source du Don 



Vous n'avez pas la vie,


vous êtes la vie.


Rien ni personne ne peut vous l'enlever...


On peut vous enlever ce que vous avez :


vos idées sur la vie,


vos représentations de la vie, vos idoles,


les émotions, les sentiments, les pensées,


les formes que vous prenez pour la vie,


le moi auquel vous vous identifiez :


tout cela vous sera enlevé


mais jamais la vie...


 


Vous n'avez pas la vie,


 vous êtes la vie.


La vie qui court, la vie qui passe,


offrez-lui un siège,


une assise, un souffle, une conscience


où elle puisse se poser,


se reposer...


puis de nouveau se donner...


comme la Source qui a soif d'être bue.

 



L'homme est un être


à qui l'être manque,


dit le métaphysicien.


L'homme est une soif (un désir)


à qui la source (le bon objet) manque,


rappelle le psychanalyste.


L'homme est un être


à qui l'Etre est donné,


l'homme est une soif


à qui la Source est offerte :


s'il la pressent


s'il la veut, la respire


s'il y acquiesce.



             


Mais ce sont là « paroles d'Evangile »


qui ne s'adressent ni au cœur ni à la raison


ordinairement fermée,


mais au cœur et à la raison


qui demeurent dans « l'ouvert »...


dans une autre béance,


une blessure peut-être,


qui accueille l'Impossible Présence...





« Si tu savais le Don de Dieu »,


si tu savais que la Source est en toi...


la Source du Don.



(extrait du livre "Qui aime quand je t'aime"

de C. Bensaid et J.Y. Leloup)



(Le Gange, près de sa Source)





"La Vérité est en vous.

Pour la percevoir,

 il vous faut ouvrir l'oeil intérieur".


(Bouddha)



"Sans connaissance de Soi

on est comme un cadran solaire à l'ombre".

(auteur inconnu)



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"Rien dans ce monde n'arrive par hasard".

"Dans la vie, tout est signe".

(Paulo Coelho)


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Citations

Rêve d'envol


"Quand notre âme,

tel un cygne,

prend enfin son envol,

elle n'a nul besoin de balises ou de cartes".


(Vijay Batthacharya)




"L'âme s'extirpe de sa chrysalide,

en rêvant qu'elle sera un jour un ange.

Elle le deviendra."


(L.Andréas Salomé)




L'amour


« L'amour est ce qui est...


L'amour constitue la dimension la plus profonde.


On ne peut le créer.


Comme il y a des choses que tu associes


à l'amour,


tu penses qu'elles sont une expression


de ton amour.



Tu ne peux créer l'amour en toi.


tu peux créer certaines choses,


mais tu ne peux créer l'amour.



L'amour, sous sa forme la plus pure,


se rencontre dans le royaume du silence.


Derrière la matière et l'énergie


et derrière toutes les choses que


l'on peut rencontrer


dans les royaumes physique et spirituel,


se trouve l'amour.



L'amour est l'élément fondamental derrière


tout ce qui est...


L'amour est à la fois le commencement et la fin.


L'amour reste la source d'où tout procède


et vers quoi tout se dirige.


Il est l'essence élémentale de l'univers.


Le seul fait de le rencontrer induit en vous


une transformation inéluctable,


car l'amour est constamment changeant


tout en étant immuable. »


(Aigle Volant)





Je suis


"Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions,

ni mes perceptions sensorielles,

 ni mes expériences.

Je ne suis pas le contenu de ma vie.

Je suis l'espace dans le quel tout se produit.

Je suis la conscience.

Je suis le Présent.

Je suis".

(Eckhart Tolle)




Qui suis-Je?

je ne suis pas mon corps physique

je ne suis pas mes émotions

je ne suis pas mes pensées

ni mes réalisations, ni les biens,

 le pouvoir, les relations,

 les connaissances que j'ai pu accumuler

ni la somme de mes actes, de mes paroles,

 de mes écrits.

je ne suis pas un individu séparé, isolé,

indépendant, autonome, distinct;

je ne suis ni l'observateur, ni l'observé.

je ne suis pas ce tissu de constructions mentales

 que j'appelle moi, la personnalité

 à laquelle je m'identifie.


Je ne me situe pas dans les objectifs à atteindre,

 la performance, la comparaison, les résultats.

je ne suis ni d'une nation, ni d'une famille,

 ni d'un sexe, ni d'un groupe.

Je ne suis pas le « vêtement » temporaire

 que je porte;

je ne suis ni dans le passé, ni dans le futur.


Je suis au Centre du Cercle sans contour délimité.

En somme, je ne suis rien.

Pourtant, étant vide, Je participe du Tout,

Je suis Tout;

Il est en Moi, Je suis en Lui.


Je suis la terre, l'eau, l'air et le feu;

Je suis le ciel, les étoiles, les univers, les galaxies,

 les systèmes solaires, les planètes;

Je suis la nature et la vie, l'arbre, le blé,

 la fleur,  l'animal, le minéral;

Je suis toutes les formes, les couleurs

 et les notes de la gamme;

Je suis énergie, vibration et oscillation;

Je suis le microcosme et le macrocosme;

Je suis tout cela à la fois.


Je suis au-delà du temps et de l'espace;

Au-delà du visible, des sens, du manifesté

 et de la diversité;

Au-delà du bien et du mal, du beau et du laid,

 du féminin et du masculin, de la vie et de la mort;

 de la dualité.

Je suis Totale interpénétration, intégration,

 liaison, unification.

Je suis Un.


Je suis sans forme, sans nom, sans odeur,

 sans goût, sans taille, sans sonorité.

Je suis le non manifesté

et pourtant pleine potentialité;

Je suis toutes les possibilités.


Je suis l'Être Éternellement Présent

Ici et maintenant

Le Commencement et la Fin simultanément

Je suis Conscience

Je suis Amour

Je suis.


(auteur inconnu)




"Tous les chemins du monde m'appartiennent,

tous les horizons, tous les jours et toutes les nuits.

J'ai l'immensité devant moi et derrière moi

s'est écoulée l'immensité...

Au milieu, je suis.

 Et que suis-je ?

Sinon moi-même, immensité.

Autant de chemins que d'instants...

Autant de possibles...

Je peux aller à droite, à gauche, en bas, en haut...

Comment puis-je me perdre ?

Puisque tous les chemins mènent à moi."

(Marc Vella)


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La Lumière
 

"Vous êtes la Lumière du monde".

(Dieu)



Tes jours auront plus d'éclat que

 le soleil à son midi,

tu brilleras,

comme l'aurore.

(JobXI :17)


"Il ne faut cesser de s'enfoncer dans sa nuit.

 C'est alors brusquement que

 la lumière se fait".

(F.Ponge)


"C'est la nuit qu'il est beau de croire

 à la lumière".

(E.Rostand)


"Seul se lève le jour

pour lequel nous sommes prêts."

(Henry Davie Thoreau)


"C'est quand vous savez

comment comprendre l'amour,

 comment le manifester,

comment le laisser couler à travers vous,

que vous devenez lumineux".

(M.O.Aïvanhov)



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Le Soi


"Découvrez qui vous êtes,

 et tous les autres problèmes se résoudront

d'eux-mêmes".

(Ramana Maharshi)


"J'ai toujours tenté de trouver une réponse

 à la fameuse question :

 qui suis-je ?

 Et je n'essaie plus.

Ce n'est plus une question :

JE SUIS."

(Paulo Coelho)


"Où cours-tu ?

 Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?"

(Christiane Singer)


"Fais un voyage du moi au Soi, ô ami,

 car par un tel voyage

 la terre devient une mine d'or !...

Purifie-toi des attributs du moi,

afin de discerner ton essence pure !...

Je suis tombé dans l'absence totale du moi

- que je suis joyeux avec le Soi !...

Personne ne trouvera sa route

 vers la Cour de la Magnificence

 jusqu'à ce qu'il soit annihilé"

(Rumi)


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Le coeur


Dans votre coeur

se trouve le passage,


un pont de lumière


qui relie ce que vous êtes


à ce que vous n'êtes pas encore.



Mais pour emprunter


ce pont de lumière


il vous faut être vous aussi


une LUMIERE


et seul l'AMOUR


peut vous aider


à le devenir

(Ônajor)
« Un amour qui change l'histoire »



"Le coeur est le lieu où se trouve la paix,

dans la pure Lumière et la pure Conscience"

(Abhinavagupta)


"Ecoute ton coeur.

 Il connaît toute chose,

 parce qu'il vient de l'Ame du Monde

 et qu'un jour il y retournera"

(Paulo Coelho)


"On peut aussi bâtir quelque chose de beau

avec les pierres qui entravent le chemin"

(Goethe)


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L'instant présent



"Nous oublions souvent de sentir

 la magie du moment présent

 et pourtant, c'est elle qui bâtit le scénario

de notre vie".

(Michel Bouthot)


"Tout ce que nous cherchons frénétiquement

 dans un illusoire devenir,

 repose au coeur de l'instant,

un instant intemporel.

Quand cette évidence explose en nous,

 comment ne pas éclater

de rire et de joie ?"


"En nous établissant dans l'instant présent,

nous pouvons voir toutes les beautés et

 les merveilles qui nous entourent.

Nous pouvons être heureux simplement

 en étant conscients

de ce qui est sous nos yeux".

(Tich Nhat Hanh)



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La  re naissance


"A l'âge adulte,

 nous pouvons revivre notre naissance,

 ouvrir un coquillage,

 accéder à une vision radicalement nouvelle".

(Eduardo Cuadra)


"Acceptez tout ce qui arrive et

 que votre esprit agisse en toute liberté".

(Chuang Tzu)


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Le chemin

"Ne crois pas que tu t'es trompé de route

quand tu n'es pas allé assez loin"

(auteur inconnu)


"Empruntez un chemin,

si étroit et sinueux qu'il soit,

 que vous puissiez parcourir dans l'amour et le respect".

(Henry David Thoreau)


"Une fois que nous sommes sur le bon chemin,

 le destin se déroule devant nous,

 tel un glorieux tapis de fleurs".

(auteur inconnu)


"Quand le chemin touche à sa fin,

 changez-en;

 en changeant, vous passerez au travers".

(I Ching)


"Ne suivez pas le chemin qui semble vous porter,

 prenez plutôt par là où il n'y en a pas,

et laissez une trace".

(Ralph Waldo Emerson)



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Le mystère



"La plus belle chose que nous puissions éprouver,

c'est le côté
mystérieux de la vie."

(Albert Einstein)


"Ce qu'il y a de beau dans un mystère,

 c'est le secret qu'il contient

et non la vérité qu'il cache."

(Eric-Emmanuel Schmitt)


"Un mystère éternel est une tentation éternelle".

(Zhang Xianliang)


"Les mystères sont des objets de contemplation,

 non des énigmes à élucider"

(André Frossard)


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La  Vérité

"Tu veux apprendre la vérité de ma bouche

 au lieu d'en faire toi-même l'expérience.

Tu ne découvriras pas la vérité

 dans ce que je dis.

La Vérité ne peut être saisie qu'à travers l'expérience."

(Aigle Volant)


"Quand ce que vous pensez,

ce que vous dites,

 ce que vous faites

 sont en harmonie,

vous atteignez le bonheur"

(M.K. Gandhi)


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Souvenirs d'INDE