S'il n'y avait plus qu'un livre a lire,
je dirais celui-ci ;
tout
y
EST
!
CASTOR
S'il n'y avait plus qu'un livre a lire,
je dirais celui-ci ;
tout
y
EST
!
CASTOR
Joann Sfar,
tout un univers graphique ...
'Le petit Prince' .... tellement.
On vas pas faire la fine bouche !
Allez, bonne lecture !
Castor
« Une expérience apparemment négative
contient toujours un message divin caché.
Il suffit de pénétrer sous la surface de la situation
Pour que le message se révèle.
Mais nous restons en général à la surface. »
Amma
J’avais envie de partager avec vous, quelques lignes extraites du livre « Le Voyage Sacré » dans lequel Swamini Krishnamrita Prana, une femme occidentale qui vit dans l’intimité d’Amma et à son service, depuis le début jusqu’à maintenant, trace d’Amma un portrait personnel.
Ces extraits ont été choisis un peu au
hasard, tout le livre méritant d’être lu…
« Le fond de l’enseignement d’Amma, c’est d’apprendre à aimer.
L’amour est l’essence de tous les êtres humains. Quand l’amour les touche, la bonté qui est en eux est touchée et peut couler sous la forme de larmes.
La lente transformation des dévots d’Amma évoque l’épanouissement d’une fleur qui ouvre ses pétales un par un pour saluer le soleil.
Ils ouvrent ainsi leur cœur et leur vie, afin d’absorber Amma profondément en eux-mêmes, grâce à l’amour et à la dévotion qu’ils ont développés pour elle.
Selon Amma, il est extrêmement important de développer avec notre gourou une relation fondée sur l’amour, la foi et l’abandon de nous- mêmes.
Car ce lien en soi peut nous mener au but.
En dernier ressort, c’est la grâce du gourou
qui détruit notre ego.
Mais, si Amma forge ce lien avec nous, nous devons aussi y mettre du nôtre.
Le lien que nous avons avec Amma que
ressemble pas aux autres attachements.
Ce lien avec le gourou est une échelle qui peut nous mener vers les hauteurs de la réalisation du Soi.
Lorsque nous l’avons atteint, nous pouvons nous libérer complètement de l’attachement à la forme physique.
Amma nous dit toujours que si nous voulons développer de l’amour pour elle, nous ne devons pas nous attacher exclusivement à sa forme physique. Essayons de la trouver à l’intérieur de nous et nous l’aurons toujours avec nous. Si nous n’aimons que sa forme physique, cet amour peut disparaître parce qu’il est inconstant, fondé sur les vagues du mental.
Un jour nous sommes amoureux parce qu’Amma
nous accorde de l’attention et le lendemain, pour peu qu’elle semble nous ignorer, voilà que nous ne le sommes plus.
Amma nous rappelle souvent que si nous ne pouvons pas toujours aider les autres matériellement, nous pouvons au moins leur sourire, les consoler en leur parlant
avec bonté et essayer de les réconforter.
Tous ces actes peuvent devenir autant de pratiques spirituelles qui contribuent à nous purifier.
La base d’une vie spirituelle réussie, c’est de devenir plus
simple, plus gentil, plus serviable.
Efforçons-nous de devenir des êtres humains dignes de ce nom et cultivons dans notre vie quotidienne ces qualités fondamentales.
Il n’est pas nécessaire qu’Amma nous voie travailler pour que nous recevions sa grâce.
C’est une loi cosmique : si vous travaillez uniquement pour
servir le gourou, quel que soit l’endroit, même s’il ne vous voit pas physiquement, vous recevrez sa grâce.
Plus nous donnons, plus nous recevons, c’est une loi cosmique.
Même si nous comprenons les principes spirituels, tant que nous sommes centrés sur nous-mêmes, il est difficile de trouver le bonheur.
Au lieu de chercher l’amour, essayons de donner de l’amour.
Si nous attendons que les autres nous prodiguent de l’amour, nous serons toujours malheureux.
Mais si nous témoignons à tous autant d’amour que nous le
pouvons, nous serons immédiatement plus heureux.
Au lieu de nous demander ce que nous pouvons prendre en ce monde, interrogeons-nous pour savoir ce que nous pouvons offrir.
Quand nous développons cet amour désintéressé, Dieu prends toujours soin de nous.
Notre attitude face aux circonstances doit toujours être vécue comme une sadhana.
Selon Amma, c’est en examinant notre réaction lorsque les choses
vont mal, que nous pouvons jauger notre progrès spirituel.
Est ce que nous nous mettons rapidement en colère ou bien sommes nous capables de nous adapter à la situation ?
En tant que chercheurs spirituels, nous ne devons pas songer à notre propre confort, mais chercher à couler comme une rivière.
Quand la rivière rencontre un obstacle comme par exemple la racine d’un arbre, elle coule gentiment tout autour.
Soyons comme la rivière qui change son cours, apprenons à nous adapter aux défis et aux obstacles que nous rencontrons.
En acceptant des situations inconfortables, entraînons-nous à
nous contenter de ce que Dieu nous donne et soyons certains que tout ce dont nous avons réellement besoin ou tout ce que nous méritons viendra à nous sans que nous le demandions.
La grâce ne se répandra sur nous que si nous faisons des efforts
sincères.
Avec de la persévérance, le ciment de notre ego craquera un jour.
C’est l’effort que nous fournissons qui crée notre destinée, essayons donc toujours d’agir de manière positive et résolue.
Nos efforts sincères alliés à la grâce du gourou peuvent nous permettre de surmonter n’importe quelle difficulté.
Amma nous conseille de regarder la vaste étendue du ciel ou de la mer chaque fois que notre ego lève la tête et proclame son importance.
Nous verrons alors à quel point nous sommes insignifiants.
La vraie grandeur se mesure à l’humilité
Les chagrins font partie de la vie.
Ils sont pareils aux oiseaux qui volent dans le ciel.
Laissons-les voler et ne leur permettons pas de faire leur nid sur notre tête. Ne ruminons pas nos souffrances et ne les gardons pas éternellement avec nous.
Laissons les partir.
Nous nous croyons dans les ténèbres : en réalité, ces ténèbres n’existent pas.
« Ouvrez votre cœur et vous découvrirez que les ténèbres
n’ont jamais existé, qu’il n’y a jamais eu que la lumière ».
Amma nous rappelle sans cesse que nous sommes la lumière de Dieu et que la lumière est toujours avec nous.
Nous fermons les portes et les fenêtres pour nous plaindre
ensuite qu’il fait noir.
C’est notre attitude intérieure qui détermine notre vécu, qui fait que nous sommes heureux ou malheureux.
Pleurer ou rire, nous avons le choix, les jours passent, inutile de demander pourquoi.
Ne vaut-il pas mieux garder une vision positive des choses, quoi que la vie nous apporte ?
Chacun de nous a le choix de son attitude dans la
vie.
Il est important d’avoir une attitude
positive et de cultiver l’innocence, la sincérité et une foi absolue.
Nous n’atteindrons jamais le but avec un cœur tiède.
Entraînons-nous à nous adapter à toutes les situations et à garder notre équilibre dans les situations génératrices de tension.
Faisons de notre mieux et laissons le reste à Dieu.
« Quand le regard a le pouvoir de pénétrer
sous la surface de l’existence,
alors la vie est pleine de joie. »
Amma
Amanda
Alexandro Jodorowsky
"La danse de la réalité"
Il existe des lectures qui vous bouleversent,
vous déconcertent,
vous transforment.
Il existe des lectures qu'on ne sait pas classer tant leur singularité est grande, leur magie inclassable ...
Il existe des 'ovnis',
...
en voici un,
grandiose,
exceptionnel !
Indispensable.
(Et c'est pas tout les jours !)
"M'étant séparé de mon moi illusoire,
j'ai cherché désespérément
un sentier
et
un sens pour ma vie."
Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d'Alexandro Jodorowsky :
restituer l'incroyable aventure et quête que fut sa vie.
Né au Chili en 1929, c'est en effet un homme et un artiste aux mille facettes.
Chantre de l'expansion de conscience, poète, romancier, comédien, fondateur du "théâtre panique" avec Arrabal, réalisateur notamment de films cultes tels que El Topo et
La Montagne sacrée, scénariste de célèbres bandes dessinées comme L'Incal,
Jodorowsky a aussi élaboré deux techniques thérapeutiques :
la psychomagie, qui renvoie les faits quotidiens à des modèles mythiques,
et
la psychogénéalogie, qui agit sur les héritages psychologiques familiaux.
Il c'est engagé également dans la Voie du Tarot
et exploré à fond l'architecture de celui-ci, cette "cathédrale nomade";
instrument prodigieux de connaissance de soi et une représentation de la structure de l'âme.
Il brosse ici la fresque d'une existence qui exalte, au-delà de toute mesure, les potentialités de l'être
dans le but de
repousser les limites de l'imaginaire et de la raison,
et
d'éveiller
le capital de transformation et
de vie qui se trouve
en chacun de nous.
Castor
A mon âme sœur Divine,
toi qui a perçu mon désespoir et mon aspiration à une vie supérieure,
toi qui est venue de l'au-delà me rendre visite pour me « réveiller »
et qui est repartie tristement parce que je ne t'ai pas reconnue :
mon esprit sommeillait et je ne savais pas tout ce que je sais maintenant...
Tu m'as ouvert une porte dont j'avais oublié que j'avais la clé.
Jamais je n'avais connu un tel bien-être, une telle complicité, une telle harmonie.
Ton pouvoir magnétique m'a portée à un niveau vibratoire d'Amour et de Lumière
que je ne connaissais pas.
Tu m'as donné un avant-goût de ce que je pouvais et voulais vivre.
Tu as mis sur ma route d'autres âmes de ma famille qui m'ont aidée
et m'accompagnent encore dans mon cheminement actuellement.
Je sais maintenant Qui je suis et où je vais.
J'ai travaillé mes blessures, mes peurs, mon unité et ma verticalité,
l'ouverture de ma conscience et de mon cœur.
Je me sens prête à vivre une relation sacrée,
j'en ai fait la demande à l'Univers
et j'ai la certitude que c'est ce qui m'attend.
Cette fois, je te reconnaîtrai,
peu importe le véhicule terrestre que tu emprunteras.
Ensemble, nous poursuivrons notre route dans un océan de Paix et d'Amour pur,
dans la perspective de notre ascension finale vers notre devenir de Lumière.
« Chaque être humain possède son âme sœur.
Au moment où l'homme est sorti comme une flamme, comme une étincelle du sein
du Créateur, il était deux en un,et ces deux parties se complétaient parfaitement ;
chacune était la moitié absolue de l'autre.
Ces deux moitiés sont maintenant séparées, chacune a pris une direction différente,
et elles évoluent séparément. Si elles peuvent se reconnaître tout au long de leur
évolution, c'est que chacune porte l'image de l'autre dans la profondeur de son être,
chacune d'elle a marqué l'autre de son sceau.
Chaque être humain possède ainsi l'image de son âme sœur au-dedans de lui.
Cette image est très floue mais elle existe. C'est pourquoi chacun vient sur la terre
avec cet espoir obscur qu'il rencontrera quelque part une âme qui lui donnera tout ce
dont il a besoin et qu'il y aura entre lui et cet âme une harmonie, une fusion indescriptibles.
......Quelquefois, vous apercevez quelqu'un dans la rue et vous dites :
Comme s'il se faisait soudain une fusion entre cette personne et l'image que vous
portez en vous-même. A ce moment-là, toute votre vie est changée et vous faites tout
pour retrouver cette personne.
Quand vous la rencontrez et que vous lui parlez,tout devient merveilleux,
la vie circule en vous, vous faites des progrès dans tous les domaines.
Mais après une période d'intimité, vous découvrez que cet être n'est pas vraiment celui
que vous attendiez. Vous êtes déçu, et vous le quittez pour recommencer à chercher.
Une seconde fois vous croyez retrouver cette âme sœur dans un autre être,
et la même joie, la même inspiration jaillit, vous aimez à nouveau.
Mais la même histoire se reproduit, et une fois de plus vous vous apercevez que
ce n'est pas l'être que vous cherchiez.
à travers une autre personne.
Car très souvent, lorsque la première moitié s'incarne, l'autre ne s'incarne pas.
Que s'est-il donc passé quand nous avons la sensation de rencontrer notre âme sœur ?
De l'autre monde, elle pense à nous, elle désire notre bien, notre bonheur, et grâce
à ce lien mystérieux qui existe entre elle et nous, elle sent notre aspiration vers une vie
supérieure, vers la beauté. Elle entre donc dans un être et apparaît devant nous durant
quelque temps. Voilà pourquoi, par exemple, une femme trouve soudain son bien-aimé
dans un homme : son âme sœur est entrée pour très peu de temps dans une maison
terrestre, elle fait des signes à sa bien-aimée, lui envoie son amour sans que l'homme
lui-même sache qu'il est ainsi habité. Mais en général, la femme (ou l'homme suivant
le cas, car tout cela est vrai pour les deux sexes) a besoin de faire des échanges
physiques avec l'être qu'elle s'est mise à aimer, provoquant ainsi le départ de
l'âme sœur qui s'éloigne tristement.
Evidemment l'homme tâche de profiter de cette erreur de la femme qui l'a pris pour
son âme sœur et la femme peu à peu se rend compte que cet homme est un menteur,
un voleur et que son bien-aimé est parti.
Peut-être apparaîtra-t-il plus tard dans un autre homme...Mais la même expérience
malheureuse risque de se reproduire jusqu'à ce que l'on comprenne
le côté sacré de l'amour.
A ce moment-là les deux moitiés pourront vraiment se retrouver : elles s'aimeront,
s'envelopperont dans des vêtements de lumière et nageront dans le bonheur sans
désirer aller au-delà de ces contacts subtils sachant qu'en le faisant elles rompraient
les liens qui les unissent à la lumière primordiale.
Mais avant d'atteindre cet état, combien d'expériences ratées ...
C'est criminel d'avoir goûté à toutes les femmes dans le monde et de n'avoir jamais
rencontré une illumination durable.
Mais les humains se contentent d'illuminations tellement fugitives !
Deux âmes sœurs sont tout l'une pour l'autre, et aucun autre être au monde
ne peut leur apporter la même plénitude.
Donc tous les êtres que vous avez rencontrés depuis le commencement de vos
multiples incarnations, tous les maris ou femmes que vous avez eus, tous les amants
et maîtresses vous ont quitté parce qu'ils n'étaient pas pour vous.
Vous avez peut-être été ensemble un moment, mais comme un pot et un couvercle
qui ne s'adaptent pas.
Tandis que deux âmes que Dieu a créées ensemble sont absolument faites
l'une pour l'autre, rien ne peut les séparer et elles n'ont aucune crainte de l'être.
Lorsque, dans un couple, l'un ou l'autre a peur qu'on vienne séduire son partenaire,
c'est que ce partenaire n'est pas le bien-aimé véritable, l'âme sœur.
Une femme aime un homme, mais il part avec une autre ; un homme aime une femme,
mais elle l'abandonne...
Les âmes sœurs, au contraire, se reconnaissent avec une certitude absolue
et ne peuvent se quitter.
L'être humain rencontre son âme sœur douze fois pendant ses réincarnations terrestres.
Mais le plus souvent, cette rencontre provoque la mort, parce que les conditions de
l'existence s'opposent à la réalisation d'un amour aussi parfait, aussi absolu.
La pièce de Shakespeare, « Roméo et Juliette », traite ce sujet de la rencontre de
deux âmes sœurs.
...Maintenant, ne me comprenez pas mal, ce n'est pas parce que vous venez
d'apprendre que votre mari ou votre femme n'est certainement pas votre âme sœur
que vous devez vous en débarrasser.
Au contraire, à ce moment-là il faut penser que vous êtes comme des associés qui
doivent faire un travail ensemble et qu'il est nécessaire que vous vous entendiez
jusqu'au jour où vous devrez vous séparer ».
Sèvres, le 28 février 1942
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Extrait du livre « L'amour et la sexualité * » publié aux éditions Prosveta.
Aurore
« Tantra »
de
Daniel Odier
__________________
Je souhaitais vous partager quelques ‘lignes’ du merveilleux livre de D.Odier
qui à travers une expérience personnelle,
initiation,
nous révèle l’essentiel du tantrisme ;
Cette ouverture totale du cœur de l’être,
moyen privilégié
pour s’accomplir et d’atteindre la plénitude.
Cette rencontre avec le divin, … avec nous même !
L’auteur nous raconte avoir été constamment déchiré par la
dualité corps/esprit.
Il ne voyait par conséquent pas
comment atteindre la sérénité tout en demeurant profondément ancré dans la réalité de la vie.
Il ne se sentait pas une âme d’ascète et
ne se voyait pas non plus vivre dans une ‘grotte’.
Il voulait tout ;
la beauté, l’art, la chair, les émotions, …
et la spiritualité !
Il lui semblait que notre système de pensée occidental, fondé sur la séparation, le sacrifice, la faute originelle, la culpabilité et la souffrance ne pouvait répondre à son
attente.
Ainsi, se vu t-il chercher une voie qui cesserait de diviser les aspirations, de cloisonner les quêtes,
pour utiliser la
fabuleuse énergie de la passion
enfin réconciliée avec le divin.
D’où recherche et découverte du tantrisme shivaïte.
Le travail du tantrika, l’adepte tantrique, sera de dissiper les obscurcissements illusoires d’où surgit l’ego qui établit les différences.
Il réalise alors la nature de son propre esprit, intrinsèquement pur.
Dans une pensée duelle, nous imaginons Dieu hors de soi
et dirigeons notre désir d’union vers l’extérieur.
Dans la non dualité, la quête est inversée,
l’énergie mystique,est dirigée vers l’intérieur,
vers l’esprit.
Dans cette perspective, les passions ne sont plus considérées comme antagonistes à la vie mystique.
La voie tantrique est ouverte à toutes la richesse de la nature humaine qu’elle accepte sans restriction aucune.
La paix s’installant en nous lorsqu’on abandonne l’effort,
la tension, le désir d’atteindre quelque chose.
Chaque geste de la vie apportant au
quotidien
une joie incomparable.
Il ni a rien à atteindre hors de soi.
Nulle ascèse ne menant à un divin lointain.
Tout ce qu’on imagine ailleurs étant en soi.
Lorsque ne subsiste ni la sensation de l’ego,
ni celle de la dualité, ni l’opération mentale qui nous fait dire « comme c’est ceci … , comme c’est cela … »,
lorsque rien n’est là pour limiter une expérience,
lorsque l’esprit retrouve la qualité de l’espace,
alors il s’agit d’un éveil.
A partir de maintenant, ‘tu’ n’es plus à la recherche d’un état
abstrait ou lointain,
tu ne recherches rien qui ne soit pas déjà en toi.
Cette capacité
d’émerveillement totale
est la substance même de l’éveil.
Si l’homme savait mieux qu’il est à lui-même Dieu, le paradis et l’enfer,
aucune illusion n’aurait de prise sur lui, rien ne pourrait restreindre sa Conscience.
« Devenir un tantrika », c’est uniquement réaliser la nature fondamentalement pure et paradisiaque de la Conscience
et la laisser envahir sa vie.
Lorsque cela se produit, aucun jeu sociale, aucune drogue, aucun idéale limitatif ne peut venir s’inscrire dans la Conscience.
La base de la sadhana tantrique est de toujours attendre qu’un nouveau voile se déchire sans quoi nos qualités spirituelles se figent.
Tout dans la nature ne cesse d’évoluer, de se transformer infiniment.
Chercher un état stable, c’est se couper du réel.
Tout est basé sur la respiration. On inspire, on expire, on suit le mouvement de l’univers, on entre, on sort, on s’ouvre, on se contracte, on s’étend, on se replie. Toute activité se fait sur ces deux modes et c’est leur parfaite compréhension, leur parfaite intégration dans la pratique qui permet à la Conscience de respirer !
La Conscience respire.
Dans le tantrisme la première chose à faire pour lâcher prise est de ‘toucher’ les choses en pleine Conscience, dans l’ouverture totale du cœur, faire l’expérience du toucher, du contacte profond et sans perturbation mentale avec les choses, avec l’Univers !
« L’extase, l’expérience continue du divin dans la
connaissance de notre propre nature, c’est notre état naturel.
L’enfant connaît cet état, il en jouit dés l’instant de sa conception. Ce n’est que sous la pression extérieure, l’éducation, l’amour souffrant des siens, qu’il perd peu à peu ses facultés, sa force, sa capacité de s’émerveiller,
sa confiance absolue en lui-même, son ouverture au monde, la libre éclosion de son Cœur.
Revenir à cet état enfantin est la porte qui rouvre le Cœur.
La base du shivaïsme, c’est de toucher les 36 tattva
ou catégories de l’Univers.
C’est la base sur laquelle tout le tantrisme repose.
(Ceux-ci pourraient être développé ultérieurement dans un prochain article pour ceux que cela intéresserait.)
C’est la pleine Conscience du contact permanent avec les 36
tattva qui est la pratique tantrique. C’est l’engagement total de l’être à travers le tissus des diverses catégories qui constitue l’expérience
tantrique. (La vie n’est pas morcelée.)
Lenteur, régularité, harmonie des mouvements et déjà la Conscience se met en place, le corps commence à jouir de la moindre chose, l’attention est alerte.
Nous ouvrons nos sens à la plénitude.
La Conscience des 36 tattva c’est l’apprentissage de la restauration complète de nos liens avec l’univers, en partant des éléments de base et en arrivant jusqu’au divin.
Il est indispensable de
palper la réalité du monde dans son intégralité sans quoi toute quête spirituelle est illusoire.
Etre intégralement présent à chaque chose qui traverse notre Conscience, à la plus banale et la plus répétitive de nos expériences, est la porte de l’éveil.
Le tantrisme ne rejette rien, tous les processus corporels et mentaux sont du bois que nous ajoutons au grand feu qui consume l’ego et nous fait entrer de plein pied dans l’absolu.
Dans le tantrisme, l’intégralité de l’être humain est sans cesse mise en jeu sans faire de distinction entre le pur et l’impur, la beauté et la laideur, le bien et le mal.
Toutes les paires d’opposé se dissolvent dans le divin.
Nous commençons à communiquer avec le divin quand nous acceptons totalement le spectre complet de nos pensées et de nos émotions.
« Sans une connexion profonde avec les choses le Cœur ne s’ouvre pas. »
La non communication avec les tattva est la matière avec laquelle nous construisons notre solitude.
Aucune route ne mène au Soi, rien ne peut rouvrir la Conscience tant que nous ne réalisons pas que nous avons tout en nous.
Le vrai Maître tantrique, ce n’est pas moi, ni nul autre, c’est
le Soi. Il n’y a rien à trouver au – dehors.
Tout le divin que nous cherchons au-dehors est en nous. Réaliser cela, c’est trouver la
liberté.
La connaissance divine ne procède pas par accumulation.
Plus on entasse de savoir et d’expériences plus on paralyse sa Conscience ! Il ne faut pas pour autant rejeter l’intelligence.
Il faut diriger le regard vers le Cœur où se trouve le divin.
L’infini n’est rien d’autre qu’un respiration harmonieuse délivrée de toute notion.
L’extase mystique, c’est cette déflagration soudaine du petit moi qui reconnaît le Soi divin.
La vie est le grand polisseur de l’éveil.
La fuir est fuir l’accomplissement suprême.
Le tantrika est l’Univers.
Le tantrika plonge dans le réel de tout son corps/esprit.
Il n’y a nul antagonisme dans la non dualité.
Exemple, la méditation.
Tout effort pour réduire ou faire disparaître nos ‘turbulence’ (intrusion de la pensée) la renforce.
… « Les nuages font partie de la beauté du ciel. Les étoiles filantes sont parties intégrante de la nuit. La nuit ne se dit pas : « Voilà qu’une étoile filante vient interrompre ma paix ! » …
La méditation ne doit pas être là pour expérimenter des ‘états de conscience modifiés’.
On médite uniquement pour percevoir par soi-même que tout est en nous, …
Méditer, c’est être à cent pour cent dans la réalité.
Il faudrait découvrir la liberté phénoménale de ne rien attendre, de ne rien poursuivre, de ne rien anticiper, de ne former aucun projet.
Prendre un plaisir inconcevable à se laisser être !
Le
Grand Yoga,
c’est de boire, de manger, de toucher, de voir, de marcher, de dormir, d’entendre, de rester silencieux, de parler, de rêver, d’aimer, de monter dans un bus, etc.
Sans jamais être séparé du divin qui est en soi.
‘L’extase’ est l’état naturel de l’homme et tout ce que nous créons comme obstacles à l’extase est l’état dictatorial dans lequel notre pensée nous oblige à vivre.
En étant réellement présent, d’une manière continue, toute la réalité devient une source de joie et de félicité.
L’essentiel est de ne pas courir après l’extase.
Elle se produira naturellement si notre présence au monde reste détendue, sans objectif et sans contrainte, libre, ouvert et léger.
… « Lorsque l’extase vient, prend-là, lorsqu’elle part, ne
t’inquiète pas. Si tu laisses le divin entrer et sortir à sa guise, il devient familier. Laisse-toi
être.
Sois ton propre Maître. Cesse toute recherche et tu seras dans la vérité ! »
…
En fait, il n’y a rien
à atteindre.
Tout est en constante mutation.
Se laisser être et se laisser mourir lorsque le temps est venu voilà tout le sens de la vie, il n’y a rien d’autre à faire.
Tout relève de la liberté absolue.
Rien de figé, rien de lourd, rien de définitif. Aucune image fermée du divin, aucun dogme, aucune croyance.
L’expérience mystique doit trouver son accomplissement dans la vie sociale.
La vie ordinaire est à la fois un Maître merveilleux et le baromètre constant de la réalisation spirituelle.
Devenir une sorte ‘d’entonnoir’ où tout le réel viendrait se déverser.
Faire dés le réveil l’expérience de la pleine Conscience
est accessible à tous.
Chaque activité accomplie avec attention et avec calme laisse une impression de plénitude qui va influer sur toute notre journée.
Tout l’art de la pratique tantrique est dans
le développement de cette présence au monde.
La paix, la tranquillité que procure l’expérience de la pleine Conscience s’étendra progressivement et les circonstances extérieures difficiles ne seront plus perçues d’une manière aussi négatives.
Apprivoiser le vide et apprendre à en jouir et à en faire une
partie importante de notre quotidien. Lorsque nous n’en avons plus peur, il reste une liberté illimitée et fondamentale, celle de notre propre
esprit.
Castor
Marcher jusqu'au sommet de la montagne, c'est découvrir la lumière,
c'est aussi faire l'expérience de l'humilité quand, d'en haut,
nous apercevons le paysage infiniment petit, tout en bas.
Méditer, c'est trouver la lumière au plus profond de son être.
Marcher, c'est vivre un temps de passage entre l'aller et le retour.
Méditer, c'est faire silence.
Méditer et marcher, c'est mettre en mouvement sa capacité à se « transformer »
en se rafraîchissant, en se lavant la tête, le corps et le cœur.
C'est faire monter le meilleur de soi-même pour le partager
dans la rencontre avec l'autre.
Marcher et méditer sont deux voies complémentaires et
Pierre-Yves Brissiaud, auteur du livre « Marche et méditation : un chemin vers soi »
nous montre leur cohérence.
Son livre nous ouvre une piste pour aller vers nous-mêmes, vers l'autre et vers la vie...
et nous invite à faire le premier pas.
L’homme qui voulait être heureux.
Par
Laurent Gounelle
(Edit. Anne Carriére)
« Chacun de nous porte en lui une constellation de croyances »,
découvre un jour Julian en vacances en Indonésie à Bali,
auprès d’un vieux sage.
Au fil d’un dialogue avec ce maître, le héros comprend que ces croyances
conditionnent notre perception du monde,
notre relation aux autres et à nous-même.
Imaginé par un professionnel de la programmation neurolinguistique (PNL) et du coaching,
ce roman nous laisse entrevoir à quel point ce que l’on croit peut devenir réalité.
Avec L'homme qui voulait être heureux, c'est tout un monde de possibilités nouvelles qui s'ouvre à
nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l'on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d'être vraiment heureux.
Castor
PS. Merci à Annette B. pour la recommandation du livre.
Extraits libres d'un chapitre consacré au mariage dans le livre d'Arnaud Desjardins :
« Pour une vie réussie, un amour réussi ».
(chapitre rédigé sur base de l'enseignement qu'il a reçu de Swâmi Prajnanpad)
Le mariage est une union sacrée et pourtant, en Occident actuellement,
on se marie, on se sépare, on change de partenaire, on divorce avec beaucoup
de désinvolture et ceux qui restent ensemble ne sont pas pour autant heureux.
L'explication tient sans doute dans le fait que nous confondons
la fascination amoureuse, la passion qui illumine un instant l'existence
mais qui ne résiste pas aux années,
avec l' Amour.
Il y a cinq critères qui permettent de savoir
si deux êtres sont « faits l'un pour l'autre »
et si leur union les conduira au bonheur, à l'amour éternel
et non à la souffrance, aux brouilles, aux réconciliations, à ces amours agitées,
meurtries, douloureuses qui durent parce qu'on n'a pas le courage des les rompre
et qui n'apportent rien de ce à quoi aspire celui qui est engagé
sur le Chemin de la Sagesse, la paix, la sérénité, la stabilité intérieures,
la possibilité de s'épanouir et de communier véritablement.
Cette communion, qui est la culmination de l'amour ou du couple s'établit
au cours des années et conduit à un accomplissement qui n'est pas banal :
« une seule âme et une seule chair ».
La fascination amoureuse ne conduit jamais à cette véritable communion ;
elle engendre une illusion de non-dualité qui maintient la séparation.
Dans la mesure où cette non-dualité, cette véritable communion - un avec -
peut s'établir entre l'homme et la femme,
le mariage a été considéré comme une voie
spirituelle,
autant que la voie monastique.
Une relation de couple durable est un chemin qui conduit à la purification
des émotions et à un effacement de l'ego.
C'est une voie vers la destruction du mental, manonasha,
et la purification du psychisme, chitta shuddhi.
Quels sont ces cinq critères ?
- Le sentiment d'être deux compagnons
Il y a quelqu'un à mes côtés qui me comprend, que je comprends,
avec qui j'aime échanger, avec qui j'aime partager, avec qui j'aime agir.
Je ne me sens jamais seul.
Cela suppose un langage commun, une profonde complicité et l'envie de croître,
grandir, s'épanouir ensemble, progresser ensemble sur la voie de la maturité,
de la plénitude, sans les émotions mesquines et infantiles de l'ego
qui viennent corrompre, amenuiser, rapetisser l'existence.
Notre conjoint doit être notre meilleur ami.
L'épouse doit pouvoir jouer pour l'homme tous les rôles qu'une femme peut jouer
pour un homme ; et le mari doit pouvoir jouer pour sa femme tous les rôles
qu'un homme peut jouer pour une femme.
Alors, l'homme - ou la femme - se sent comblé et n'éprouve pas la nostalgie
de trouver ailleurs ce qui ne lui manque plus.
- L'aisance
C'est le fait que les choses soient faciles, aisées.
On se sent parfaitement bien ensemble, on ne souffre pas
mais on ne tombe pas pour autant dans la monotonie et la routine.
Pas de drames, pas de tragédie, pas de malentendus : tout se déroule facilement.
Dès qu'on est ensemble, tout se dénoue, tout s'arrange, tout se passe bien.
- Deux natures qui ne soient pas trop différentes
L'autre est un autre ; il y aura toujours une différence mais si les natures de chacun
sont trop différentes, aucune vie commune ne sera possible
et l'amour sera battu en brèche par la réalité.
La fascination amoureuse ignore superbement l'incompatibilité de deux natures.
On croit de bonne foi s'aimer mais il n'y a pas de possibilité d'une véritable entente.
La complémentarité de l'homme et de la femme repose sur la différence
mais elle repose aussi sur la possibilité
d'association, d'imbrication, de complicité.
- Une confiance, une foi complètes en l'autre
Tant qu'il y a peur, il n'y a pas confiance et donc, aucun amour durable,
susceptible de croître, de s'épanouir n'est possible.
Nous avons tous, consciemment ou inconsciemment, des blessures de trahison
qu'il nous faut dépasser car le mariage ne peut pas être une voie spirituelle
vers la sagesse si cette confiance et cette foi n'existent pas.
La jalousie est le poison de l'amour.
Il faut que les partenaires ne soient plus totalement infantiles, aient une certaine
compréhension de leurs propres mécanismes et décident d'être plus adultes.
- Une forte impulsion spontanée à rendre l'autre heureux
C'est moins simple que cela en a l'air et exige aussi une approche adulte du couple.
Trouver son bonheur dans le bonheur de l'autre,
c'est apprendre à donner à l'autre ce qui lui est nécessaire,
ce qu'il attend pour être heureux.
Si vous donnez mais que l'autre n'a pas reçu, c'est comme si vous n'aviez pas donné.
Donner, ce n'est pas donner ce que nous avons envie de donner au partenaire
tel que nous voulons qu'il soit mais au partenaire tel qu'il est
et tel que
nous avons à apprendre à le voir, à le comprendre, à le ressentir.
Cette envie de rendre l'autre heureux ne se fabrique pas artificiellement,
elle est là ou elle n'est pas là.
Un être a besoin de respirer à chaque minute
et il a besoin de respirer l'amour tous les jours.
Si ces cinq critères sont réunis, tous les autres en découlent,
y compris l'entente sexuelle.
Il existe deux types d'attraction sexuelle :
- l'attraction sexuelle immédiate, de surface, fondée sur les attributs érotiques
purement physiques et qui ne conduira jamais qu'à une sexualité limitée.
- une autre attraction qui ne cessera de grandir et qui peut conduire à des sommets
de vie érotique, qui est basée justement sur la satisfaction
des cinq critères cités ci-dessus.
Cette attirance vient de la profondeur de l'être et non plus seulement
de la fascination de surface.
Elle conduira aisément à la fidélité.
Sauf rares exceptions, un couple durable ne peut unir
que deux être humains suffisamment adultes.
Car pour « faire », dans quelque domaine que ce soit, il faut « être ».
Une des grandes illusions de l'être humain est de tenter de changer
sa manière de faire sans changer son être.
Pour changer son être, il faut d'abord comprendre et se comprendre.
"Vous ne changerez pas ce que vous n'avez pas vu, ce que vous ne connaissez pas
et que vous n'avez pas compris."
Autrement dit, un commencement de maturité sur la Voie,
un commencement de sagesse, un peu moins d'infantilisme,
un peu moins de vulnérabilité émotionnelle sont nécessaires
pour réussir une vie à deux.
Celui qui veut rencontrer l'amour, le vrai, celui qui dure, doit comprendre que
la première démarche c'est de changer suffisamment
pour être digne de cette rencontre.
Il faut se préparer, se libérer des comportements mécaniques,
si on ne veut pas aller d'échec en échec.
La relation de couple, vue sous cet angle est donc un « Chemin »
qui mène à la plénitude, à l'Amour et qui permet non seulement
de « croître ensemble »
mais aussi de croître ensemble dans la relation avec les autres.
C'est donc une Voie spirituelle équivalente à la Voie monastique...
A méditer !!!
Cet article n'est qu'un bref résumé d'un chapitre de 35 pages.
Chaque chapitre mériterait un article tant tout ce qui est dit est intéressant.
Je ne peux que vous conseiller vivement la lecture de ce livre.
J'ai choisi le chapitre qui parle du mariage car,
de par mes formations en développement personnel, je suis amenée à fréquenter
de nombreuses personnes qui sont divorcées ou malheureuses en couple,
et que d'autre part, lorsque j'ai quitté mon mari, une petite voix me disait au fond de moi
qu'il devait exister une autre façon d'aimer.
Mes recherches m'ont amenée assez rapidement à la conclusion qu'en donnant une
dimension spirituelle au couple, on pouvait vivre une relation beaucoup
plus épanouissante où chacun des partenaires
(à condition que chacun ait "changé" et retrouvé son unité)
pouvait s'élever (et non tomber) dans la relation
et qu'alors la relation conduisait à la croissance mutuelle et la création.
Ce livre m'a apporté la certitude que ce que je souhaitais,
espérais vivre était possible et que mon rêve pouvait devenir réalité
mais en plus que
c'est la Voie du Bonheur.
« Amour est synonyme de Brahman, amour est synonyme d'Atman,
amour est synonyme d'Eveil, amour est synonyme de Sagesse,
amour est synonyme de Libération ».
Voici une lecture indispensable pour la compréhension primordiale de la notion d'Eveil et de Bonheur dans le Bouddhisme;
« Le Soutra du cœur »
Clef majeure pour accéder à la Voie de l’Eveil et celui du Bonheur.
La nature ‘innée’ du Bouddha, ce 'nirvana naturel' existe en chacun de nous.
Il est à nous de ‘combattre’ et d’éliminer les éléments polluants de l’ego qui nous dévient de notre moi pour accéder à l’éveil …
Clin d'oeil à Aurore pour son préliminaire (Bouddhisme) alors que je me fonds avec passion depuis quelques temps dans la lecture du 'Soutra du coeur' recommandé par Nine. Merci à toi pour cette découverte et celle du livre du Dalaï-lama, "Leçon de sagesse, Le soutra du coeur".
Merci
Le soutra du cœur est le plus court et le plus populaire des Soutras.
Il est récité quotidiennement dans les temples et monastères de Chine, du
Japon et du Tibet.
Ecrit en seulement 260 caractères chinois, il est aussi profond, riche et complexe qu’il est court.
Bien qu’âgé de plus de 2.500 ans, ce texte important s’adresse à notre époque
avec la fraîcheur d’une sagesse incomparable.
D’après ce Soutra, les gens souffrent de leur conception erronée de la vie.
Il
nous enseigne donc les vraies conditions de la vie et nous encourage à profiter de la vie en les pratiquant.
Il comble le fossé entre nos cœurs et nos esprits en reliant
‘connais-toi toi même' et 'sois toi même'.
Ce
soutra propose une vision du monde qui complète parfaitement
notre psychologie contemporaine.
Un soutra fondamental.
-----------------------------
Le Bodhisattva Avalokiteshvara, étant parvenu à la parfaite Sagesse Suprême, vit que les agrégats, avec lesquels nous essayons de comprendre le Monde où nous
vivons,
sont artificiels et n'ont pas d'existence propre;
Ce sont ces artifices, pris pour la réalité,
qui sont causes de l'amertume et de la souffrance de tous les Hommes.
Extrait.
Ô disciple, la forme n'est pas différente du Vide, ni le Vide
de la forme. La forme est Vacuité; la Vacuité est forme. Il en va de même pour les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience.
Ô disciple, toutes les choses dans ce monde se résolvent dans la Vacuité, elles ne viennent pas à l'Être, elles ne cessent pas
d'Être, elles ne sont ni altérées, ni immaculées, elles n'augmentent ni ne diminuent. Ainsi, dans la Vacuité, il n'y a pas de forme, pas de sensation,
Pas de perception, de formation mentale, ni de conscience. Pas d'yeux, pas d'oreille, pas de nez, de langue, de corps ni de mental.
Pas de forme, pas de son, pas d'odeur, de goût, de toucher, ni de pensée.
Pas non plus de conscience de ces choses depuis l'oeil jusqu'à la conscience mentale.
En soi seul, il n'y a ni interdiction, ni permission, ni aucun des douze chaînons, ni mort, ni vieillissement, ni souffrance, ni cause de souffrance, ni science, ni savoir.
C'est en raison de cette Vacuité non-dualisante, ni artificielle,
que les Bouddhas, s'appuyant sur cette Sagesse Suprême,
sont libérés des obstacles du mental.
Comme ils sont libérés de ces attachements mentaux,
ils n'ont ni voile, ni crainte.
Ils sont libérés de toutes les perturbations et de toutes les illusions et
à la fin parviennent à l'Éveil parfait.
C'est en appliquant la quintessence de cette Sagesse Suprême que tous les Réalisés des trois Temps réalisent l'Illumination Ultime.
Ainsi, les vrais disciples du Bouddha demeurent résolus et imperturbables.
Partez donc sur la Voie de la Sagesse Suprême avec le grand Verbe d'Incantation, ce Mantra Ultime ! Mantra
suscitant la Connaissance, mantra incomparable, insurpassé, développant la faculté de mettre fin à toutes souffrances dans la Vérité sans faille.
C'est pourquoi ce mantra qui ouvre la Voie de la
Sagesse Suprême
doit être prononcé ainsi:
"Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha"
« Allez, allez, allez au-delà, allez complètement au-delà, soyez enraciné dans la terre de l’Eveil. ».
Métaphoriquement :
« Allez sur l’autre rive », c’est-à-dire abandonnez cette rive du samsara, l’existence non éveillée, qui a été votre univers depuis des temps sans commencement, et atteignez l’autre
rive, celle du nirvana ultime et de la libération complète.
(Sa sainteté Le Dalaï-Lama,
Leçons de sagesse, Le Soutra du cœur. P 143).
Le texte
Alors qu’il méditait profondément,
Vit la vacuité des cinq skandhas
Et coupa les liens qui le faisaient souffrir.
Ici donc,
La forme n’est rien d’autre que la vacuité,
La vacuité n’est rien d’autre que la forme.
La forme n’est que vacuité,
La vacuité n’est que forme.
Sensation, pensée et choix,
La conscience elle-même,
Sont identiques à cela.
Toutes les choses sont le vide premier
Qui n’est pas né ni détruit,
Ni taché ni pur,
Pas plus qu’il ne croît ou ne décroît.
Ainsi, dans le vide, il n’y a ni forme,
Ni sensation, pensée ou choix,
Ni non plus de conscience.
Ni œil, oreille, nez, langue, corps, esprit;
Ni couleur, son, odeur, saveur, toucher,
Ni rien que l’esprit puisse saisir,
Ni même acte de sentir.
Ni ignorance, ni fin de celle-ci,
Ni rien de ce qui vient de l’ignorance,
Ni déclin, ni mort,
Ni fin de ceux-ci.
Il n’y a pas non plus de douleur, ni de cause de douleur,
Ni cessation de la douleur, ni noble chemin
Menant hors de la douleur ;
Ni même sagesse à atteindre !
L’atteinte aussi est vacuité.
Sachez donc que le Bodhisattva
Ne s’attachant à rien qui soit,
Mais demeurant dans la sagesse Prajña
Est libéré d’obstacles illusoires
Débarrassé de la peur nourrie par ceux-ci,
Et atteint l’éclatant Nirv?na.
Tous les Bouddhas du passé et du présent,
Bouddhas du temps futur,
Utilisant cette sagesse Prajña,
Arrivent à une vision complète et parfaite.
Écoutez donc le grand dharani,
Le radieux mantra, sans égal,
La Prajñaparamita,
Dont les mots apaisent toute souffrance ;
Écoutez et croyez en sa vérité !
Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha (aller, aller, aller au-delà, au-delà du par delà, vers la rive de l'Eveil)
Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha (idem)
A lire;
"Leçon de Sagesse, Le soutra du
coeur"
Sa Sainteté Le dalaï-lama
(Plon)
Castor
PS. Sa sainteté Le Dalaï-lama dans la tradition Bouddhiste insiste :
... il n'est pas indispensable de suivre une religion ou une croyance particuliéres
pour trouver le véritable bonheur.
Sachons-le !

Il a déjà été dit que la quiétude est le langage de Dieu et que toute interprétation autre était fausse. C'est en fait un terme pouvant remplacer celui de paix. Quand nous devenons conscient de la quiétude dans notre vie, nous sommes reliés à la dimension intemporelle et sans forme en nous, à ce qui est au-delà de la pensée, au-delà de l'ego.
Il peut s'agir de la quiétude où baigne le monde de la nature ou de la quiétude dans votre chambre aux petites heures du matin, ou encore du silence entre les mots. La quiétude n'a pas de forme. C'est pour cette raison que nous ne pouvons en devenir conscient par la pensée, puisque la pensée est forme.
Quand on est conscient de la quiétude, c'est qu'on est quiet. Et être quiet, c'est être conscient sans pensée. Vous n'êtes jamais plus essentiellement, plus profondément vous-même que lorsque vous êtes dans cet état. En fait, vous êtes qui vous étiez avant de prendre cette forme physique et mentale, que l'on appelle une personne. Vous êtes aussi qui vous serez une fois que la forme se sera dissoute.
Lorsque vous êtes dans la quiétude, vous êtes qui vous êtes au-delà de votre existence temporelle, c'est-à-dire vous êtes la conscience sans forme, non conditionnée et éternelle.
Dieu est en vous
Dieu est en vous, lumineux, resplendissant,
éblouissant de la splendeur d'un million de soleils.
Dans la vérité essentielle de votre existence,
ici et maintenant.
L'électricité peut être coupée,
la bougie peut s'éteindre,
vous pouvez être dans l'obscurité totale,
pourtant vous savez que vous êtes là.
Par quelle lumière percevez-vous votre présence ?
Par la lumière de la Conscience.
Cette lumière est Présence de Dieu en vous.
(Swami Chidananda)
La Source du Don
Vous n'avez pas la vie,
vous êtes la vie.
Rien ni personne ne peut vous l'enlever...
On peut vous enlever ce que vous avez :
vos idées sur la vie,
vos représentations de la vie, vos idoles,
les émotions, les sentiments, les pensées,
les formes que vous prenez pour la vie,
le moi auquel vous vous identifiez :
tout cela vous sera enlevé
mais jamais la vie...
Vous n'avez pas la vie,
vous êtes la vie.
La vie qui court, la vie qui passe,
offrez-lui un siège,
une assise, un souffle, une conscience
où elle puisse se poser,
se reposer...
puis de nouveau se donner...
comme la Source qui a soif d'être bue.
L'homme est un être
à qui l'être manque,
dit le métaphysicien.
L'homme est une soif (un désir)
à qui la source (le bon objet) manque,
rappelle le psychanalyste.
L'homme est un être
à qui l'Etre est donné,
l'homme est une soif
à qui la Source est offerte :
s'il la pressent
s'il la veut, la respire
Mais ce sont là « paroles d'Evangile »
qui ne s'adressent ni au cœur ni à la raison
ordinairement fermée,
mais au cœur et à la raison
qui demeurent dans « l'ouvert »...
dans une autre béance,
une blessure peut-être,
qui accueille l'Impossible Présence...
« Si tu savais le Don de Dieu »,
si tu savais que la Source est en toi...
la Source du Don.
(extrait du livre "Qui aime quand je t'aime"
de C. Bensaid et J.Y. Leloup)
(Le Gange, près de sa Source)



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Rêve d'envol
"Quand notre âme,
tel un cygne,
prend enfin son envol,
elle n'a nul besoin de balises ou de cartes".
(Vijay Batthacharya)
"L'âme s'extirpe de sa chrysalide,
en rêvant qu'elle sera un jour un ange.
Elle le deviendra."
(L.Andréas Salomé)

L'amour
« L'amour est ce qui est...
L'amour constitue la dimension la plus profonde.
On ne peut le créer.
Comme il y a des choses que tu associes
à l'amour,
tu penses qu'elles sont une expression
de ton amour.
Tu ne peux créer l'amour en toi.
tu peux créer certaines choses,
mais tu ne peux créer l'amour.
L'amour, sous sa forme la plus pure,
se rencontre dans le royaume du silence.
Derrière la matière et l'énergie
et derrière toutes les choses que
l'on peut rencontrer
dans les royaumes physique et spirituel,
se trouve l'amour.
L'amour est l'élément fondamental derrière
tout ce qui est...
L'amour est à la fois le commencement et la fin.
L'amour reste la source d'où tout procède
et vers quoi tout se dirige.
Il est l'essence élémentale de l'univers.
Le seul fait de le rencontrer induit en vous
une transformation inéluctable,
car l'amour est constamment changeant
tout en étant immuable. »
(Aigle Volant)

Dans votre coeur
se trouve le passage,
un pont de lumière
qui relie ce que vous êtes
à ce que vous n'êtes pas encore.
Mais pour emprunter
ce pont de lumière
il vous faut être vous aussi
une LUMIERE
et seul l'AMOUR
peut vous aider
à le devenir
(Ônajor)
« Un amour qui change l'histoire »










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